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22 août 2011

Défier la gravité

par Valérie des Temps qui courent

Nous tentons tous de nous arracher à la gravité du quotidien sur terre. On veut se débarrasser de la lourdeur nous pesant et nous donnant un pas traînant. On cherche à s’élever, à planer le plus joyeusement possible au-dessus de notre condition. Certains le font…

  • en gravissant l’échelle sociale
  • en vivant au-dessus de leurs moyens
  • en tentant d’avoir l’air au-dessus de leurs affaires
  • en s’installant dans le grand bureau fenestré en haut de la tour
  • en étant premier dans la file du remonte-pente le samedi matin
  • et même en pétant plus haut que le trou…

Aux Temps qui courent, la méthode choisie pour échapper à la gravité est beaucoup moins casse-gueule et réduit le risque de se crever.

Pris dans un champ de gravité ou prendre la clé des champs?

Les habitudes sont des boulets, nous en sommes les esclaves. Ainsi enchaînés aux maillons de l’ennui et de la morosité, on a du mal à se soustraire à la gravité. On s’installe sur le sofa « zone de confort » et on y prend racine sans trop d’efforts. Plus on y végète et plus on a peur de s’en extraire.

Et si on faisait un pas vers la liberté? On essaie de s’affranchir, de se dépayser. Et pas besoin de visiter les quatre coins du monde pour ça – d’ailleurs, l’idée de chercher à visiter des coins est assez drôle si on considère qu’on vit sur une boule!

Allez! On soulève nos poids. On s’entraîne. On s’assouplit l’esprit. On le rend adaptable. On s’habitue à réagir à la nouveauté. On le fait sur une base volontaire au lieu de la subir sous la contrainte quand elle se pointe dans nos affaires.

Des poids et des mesures : le risque calculé

Un sport extrême à pratiquer dans le confort de son foyer

Exit la routine, mort aux habitudes, à bas le pareil au même! On remet en cause nos acquis. On ébranle nos certitudes. Et rassurez-vous : pas besoin de se taper le Kilimandjaro en gougounes pour voir de quoi on est capable.

Relever un défi n’a pas à être un fait public éclatant. Ça peut être tout simplement un petit pétillement vécu par en dedans. « Je l’ai fait » est le minimum requis pour illuminer une journée ou un instant.

En relevant de petits défis, on apprend justement que c’est possible et, étant devenu expert en matière de petits paris, on peut ensuite se lancer avec plus d’assurance quand le moment vient d’en relever de plus grands.

On fait donc un premier pas, en catimini. Seul face à soi, juste pour voir si…

on peut…                   on aime…                   on arrive à…

On se lance des défis sur mesure pour se mesurer à soi. La beauté de cette méthode, c’est son innocuité. Les enjeux sont bas. On ne met pas sa tête aux enchères. On est seul juge et, si jamais on s’enfarge, ce n’est pas trop grave car on est aussi seul témoin. Ha! Ha!

La gravité ne fera pas la loi chez moi

Aux Temps qui courent, on lève le pied. On relève aussi la tête et on la porte bien haute. Sans tout prendre tout le temps à la légère, il y a moyen de se soustraire à la gravité sur terre. Et si jamais on se plante ou on se fait planter, l’occasion est propice pour croître et pour pousser. Car grandir et s’épanouir sont aussi des moyens de défier la gravité.

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