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31 août 2011

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Réflexions faites

par Valérie des Temps qui courent

Âmes sensibles et sensées

La vie n’est pas un chapelet de succès. Elle se présente plutôt comme un long tricot : une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Parfois, on perd le fil, mais ça finit malgré tout par faire un gilet.

Le sens de la vie n’est pas indiqué. On avance comme on peut. On essaie d’être sensé, d’y voir clair, mais on est souvent troublé. Société, famille, publicité : ces sphères-conseils font notre éducation, conditionnent et influencent nos décisions. Souvent, à cause d’elles, on met nos désirs sur la glace, nos passions tiédissent, on se lasse. Et malgré cet entourage, on reste isolé, tout fin seul devant l’immensité des problèmes à régler, des solutions à trouver, des éléments du quotidien à concilier.

Condamné à vivre… avec soi

En cheminant dans la vie, on peut perdre sa voie, ne plus trop savoir qui on est, ni où on va. On se cherche, on ne se voit pas. Toute la question est là : être soi-même ou ne l’être pas? Et si on n’arrive pas à être simplement qui on est, on est qui, au fait?

On s’accroche à qui on a été, on spécule sur qui on sera. On en oublie d’être soi, juste ici, juste là. On se juge sur tout. On est prisonnier de l’image que les autres se font de nous. On prend place sur la ligne de départ même si on craint de ne pas arriver. On baisse les bras, on se traite de pied. Mais pourquoi se faire à l’idée? Pourquoi se résigner?

Le livre de la jungle de la vie

Toute chose peut changer, soi en premier. La clé, c’est de se changer les idées. Armé de patience et de tolérance, on part en « safari-cafard ». On chasse nos blues et nos p’tites bêtes noires. C’est la grande expédition, la fouille archéologique maison, la traque à l’araignée dans le plafond. Vite, vite, vite, on débusque nos bibittes! On sonde nos bas-fonds. C’est la spéléo de salon. On explore des pistes de réflexion, on suit les traces de la raison. On « s’a » dans le collimateur, on se débroussaille l’intérieur. On met sous les projecteurs ses zones d’ombre et de peur.

Se sonder le nombril avec empathie

On pardonne plus facilement aux autres qu’à soi? Pourquoi ne pas se reprogrammer et s’abonner à la philanthropie réfléchie? Cultiver l’amour et la compassion pour tous les êtres humains sans s’oublier : on ne vaut pas rien. Pour les Temps qui courent, il est tout à fait honorable de tendre une main secourable à l’humain en soi, même si on le trouve vraiment bête parfois.

Exposer ses névroses en toute simplicité évite la nécrose des pensées. Pourquoi vivre la mort dans l’âme? Bien sûr, on a nos petits travers, nos failles, nos bogues, nos défectuosités. On a parfois du mal à se sentir, à se supporter. Mais mieux vaut se forcer à en rire que de se cacher pour en pleurer. On rit jaune au début (eh oui, on sait, avec le culte des dents blanches, c’est mal vu), mais on s’habitue.

Pourquoi ne pas changer de point de vue?

S’observer d’un œil moqueur, affectueux, empathique?

Se donner une vraie chance de se trouver sympathique?

Cesser de broyer du noir à l’instant?

Se regarder dans le blanc des yeux plus souvent?

Se faire un p’tit clin d’œil de temps en temps?

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Un commentaire Poster un commentaire
  1. Marie-Claire
    Nov 1 2011

    C’est tellement bien écrit 🙂 et si vrai… surtout! Bravo! 🙂

    Réponse

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