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25 mars 2012

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Avoir son fermier de famille, c’est bon pour la santé!

par Sophie des Temps qui courent

Comme la plupart de ses semblables, la laitue achetée au supermarché du coin a souvent dû parcourir près de 2 600 km, soit 10 fois la distance Québec-Montréal, pour venir ramollir dans votre tiroir à légumes. Cette année, pourquoi ne pas favoriser la fraîcheur et la proximité? Joignez-vous aux 10 000 foyers québécois qui croquent à belles dents dans de savoureux légumes bios et locaux cultivés avec amour par leur fermier de famille. C’est bon pour la santé, la planète, l’économie locale et les papilles!

Champ de compétence

Le printemps est revenu et avec lui la possibilité de trouver VOTRE fermier de famille sur le site d’Équiterre. Celui-ci vous approvisionnera chaque semaine, du mois de juin au mois d’octobre, en légumes fraîchement cueillis en plus de partager avec vous ses conseils pour bien les apprêter et ses recettes préférées. J’ai tenté l’expérience l’an dernier et j’ai adoré!

Mange ton dessert, sinon t’auras pas de légumes!

Chaque semaine, en me rendant au point de chute, j’avais vraiment hâte de découvrir le contenu de mon panier, comme si c’était Noël en plein été. On dit souvent que le bio coûte cher, mais l’opulence de verdure garnissant chaque fois mon frigo me donnait plutôt l’impression d’en avoir vachement pour mon argent!

Vous oublierez vite les tomates pâteuses et pâlottes, les courgettes en cercueil et les concombres molasses du supermarché. Ils n’ont rien à voir avec ces légumes croquants et craquants, ces tomates juteuses encore chaudes de soleil et ces laitues pimpantes cueillies le matin même, avec encore un peu de terre humide entre les racines.

Agréable aussi de rencontrer ceux qui les ont fait pousser. D’ailleurs, ils sont sympas les nouveaux fermiers! Les miens ont à peine 30 ans et sont de vrais passionnés de leur métier. Comme les gros bouquets de thym et de basilic frais garnissant leurs paniers, ça se sent!

Graine de star

Au fil des arrivages, j’ai aussi découvert et cuisiné de nouveaux légumes : chou-rave et chou kalé, carottes jaunes et mauves, fleur d’ail et une espèce de cerise de terre géante dont j’oublie le nom (mais pas la saveur!), entre autres. En fait, j’ai observé un phénomène particulier lors de cette expérience : pour éviter de gaspiller le contenu si délicieux de notre panier hebdomadaire, on construit nos menus À PARTIR des légumes – la viande devient donc un simple accompagnement! Sans effort (et même avec plaisir), on se retrouve alors à manger plus de légumes. Ils volent littéralement la vedette!

Le temps des cerises

Un autre effet bénéfique et totalement inattendu a été l’apaisement ressenti à manger selon la récolte du moment. Avec la profusion de produits offerts en permanence sur les étals des supermarchés, les citadines comme moi ont tendance à oublier que la nature obéit à un cycle. Eh oui! On récolte la laitue avant les tomates et celles-ci avant les haricots. Quant aux courges, il faut attendre l’automne pour en manger. Je ne saurais trop expliquer pourquoi, mais me reconnecter au cycle de la nature, à travers mon alimentation, me procurait un grand calme intérieur…                                       

Pousse, mais pousse égal

Non, les légumes bios et locaux, ce n’est pas juste pour les « granos ». D’ailleurs, rien ne vous oblige à aller chercher votre panier hebdomadaire vêtu d’un poncho! Quand vous y aurez goûté, gageons que, comme moi, vous ne pourrez plus vous en passer. C’est la saison des inscriptions, ne la ratez pas!

Trouvez ici un fermier avec qui ça clique, pour éviter de passer sous la table (à pique-nique)!

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4 Commentaires Poster un commentaire
  1. Judith Poulin
    Mar 25 2012

    Quelle bonne idée ! Et bien manger en plus, surtout en période de déséquilibre de la santé ! Merci pour cette suggestion, et je m’inscris dès aujourd’hui ! Les illustrations appétissantes nous renforcent dans cette orientation…

    Réponse
  2. babethfari
    Mar 26 2012

    Flûte, dans mon quartier, il reste juste des légumes. Mais où snt donc les producteurs de saucisson?

    Réponse
    • Ma petite Babeth à carde, que dirais-tu d’une choucroute ou d’une ratatouille bio pour accompagner le saucisson? Ça pourrait être un bon compromis en attendant qu’un producteur se lance! (Mais pitié, pas dans le saucisson de phoque, mes papilles en gardent pour toujours un souvenir amer!)

      Réponse

Rétroliens & Pings

  1. Avoir son fermier de famille, c’est bon pour la santé! | Les temps qui courent | lacapitaleblogue.com

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