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1 avril 2012

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Attache ta tuque, on se calme le pompon!

par Valérie des Temps qui courent

Même rempli de bonne volonté, on n’arrive pas toujours à relaxer. Je vous avoue ne pas être zen du tout. Je suis de ces personnes dont les p’tits nerfs s’emballent facilement et ce n’est pas un cadeau! Je m’énerve drôlement à me regarder aller. C’est pourquoi j’aspire à trouver l’inspiration pour me calmer avant ma date d’expiration.

L’abominable homme des nerfs

Le stress a mauvaise presse, mais à la base, il a tout de même du bon. C’est un mécanisme de défense préparant le corps à réagir aux changements brusques survenant dans son environnement. Dans la nature, il aiguise les réflexes de l’animal et accroît sa vigilance. Il lui transmet l’impulsion nécessaire pour lutter ou fuir et, ce faisant, accroît ses chances de survie.

Dans la jungle contemporaine, les prédateurs affamés se font rares. Pourtant, notre système d’alarme intérieur est grandement sollicité. Nous baignons quotidiennement dans bon nombre de sources de stress. Et, à long terme, au lieu d’assurer notre survie, ce dernier nous fait courir à notre perte.

L’effet boule de nerfs

Rester sur le qui-vive, sans récupérer, c’est cultiver un terrain propice aux maladies du corps et de l’esprit. Quand notre mécanisme de protection s’enclenche régulièrement, et qu’il reste enclenché, on s’affaiblit et on risque l’épuisement. À ce stade apparaissent des troubles physiques et mentaux : irritabilité, anxiété, eczéma, maux de tête, troubles de concentration, de mémoire, de sommeil, de digestion, alouette!

Si on continue de fonctionner en faisant abstraction du bruit de l’avertisseur de fumée, ça risque de chauffer! Quand la marmite menace de sauter sous la pression, il n’y a pas trente-six solutions : on se calme le pompon!

Haute tension, ôte-toi de là!

Même si on comprend bien la théorie, difficile de la mettre en pratique. Dans le feu de l’action, il semble inimaginable de grappiller quelques minutes pour décompresser. Mais en mangeant sur le pouce devant l’écran, en se forçant à rester concentré malgré le mal de bloc et les yeux qui piquent, en se fouettant même quand on est complètement bloqué par un problème ou pétrifié par le stress lui-même, on obtient rarement des résultats satisfaisants.

Les solutions et les bonnes idées nous visitent plus facilement quand on a la tête reposée. Cesser, même pour un court moment, d’alimenter sa petite zone stressée aide à retrouver concentration et motivation. De plus, ça évite de finir la journée blanc comme un linge et complètement lessivé. Quand nos petits nerfs s’emballent, mieux vaut se prendre en charge avant de se retrouver avec les piles complètement à plat. Refuges ou soupapes de sécurité, à nous de les trouver pour désamorcer notre petite bombe intérieure.

Contrer la pression atmosphérique

Le stress n’est pas permanent. Pour se le rappeler, on peut placer dans notre environnement un repère visuel apaisant (image, photo, objet, etc.). C’est comme ça qu’est né le Chat des Temps qui courent. Je l’ai gribouillé pour la première fois il y a un peu plus de dix ans, car je voulais voir un petit personnage souriant habiter mon fond d’écran. Je l’ai aussi fait imprimer sur ma tasse à café. Il ne me quitte plus depuis. Mon amoureux, lui, fait la prévention du stress contagieux en milieu de travail en affichant un gros bonhomme sourire à son poste. Le smiley, accompagné d’une girafe en cure-pipes rose, invite les collègues à conserver calme et bonne humeur malgré la tension dans l’air.

Choisir sa devise et gagner au change

Une pensée ou une citation inspirante gardée à portée des yeux aide aussi à nous ramener à la rationalité en interrompant l’affolante litanie du « Comment je vais faire pour y arriver ». Quand je me mets à voir chaque tâche comme une montagne et que l’idée du manque de temps m’étouffe, la phrase « Un éléphant, ça se mange en tranches » me fait sourire. Elle me rappelle de prendre les choses une à la fois. Je l’ai griffonnée, accompagnée d’un éléphant, sur un post-it que j’ai collé sur le rebord de mon écran. C’est devenu mon mantra « brise-panique ».

Couper court aux longues heures

Faire plusieurs heures consécutives n’est pas nécessairement plus productif. Au contraire, on peut même s’accorder des minipauses sans que la qualité de notre travail en souffre. Lorsque je termine une tâche éreintante, je m’accorde un petit répit avant de passer à la suivante. Ça peut être sortir prendre l’air quelques minutes, m’asperger le visage et la nuque d’eau fraîche ou encore les mains et les avant-bras. Prendre une légère collation, aller me chercher un verre d’eau ou me faire un thé font aussi partie de mes minipauses bien méritées. De retour au front, la tête reposée, je respire à fond et me dis : « Bon, maintenant, j’entreprends ceci ».

Mettre le stress au pas

Quand plus rien ne marche, rien de mieux que de sortir marcher! Même si la tentation de manger à son poste de travail pour prendre de l’avance est grande, marcher, c’est s’oxygéner et se ressourcer. Le nez au vent, on se détend, et on trouve même bien souvent les solutions aux problèmes rencontrés en matinée! Comme si la marche enclenchait tout naturellement un remaniement d’idées. Au retour, vivifié et énergisé, on se sent d’attaque pour relever d’autres défis tout en évitant l’endormissement de milieu d’après-midi. Bien sûr, ça prend un peu de volonté pour sortir par tous les temps. Mais dites-vous bien que les jours où on en a le moins envie sont souvent ceux où on en a le plus besoin!

Dépêchez-vous de relaxer!

Attendre d’avoir du temps pour se calmer alors qu’on est déjà trop stressé n’a aucun sens. C’est au moment où notre petit moteur intérieur s’emballe qu’il est bon de couper un instant le contact. Prenons le temps d’inspirer pour repartir du bon pied! Car, comme on dit : « Toujours courir n’empêche pas de mourir, tout comme aller au ralenti n’empêche pas de vivre sa vie. » (1) En ponctuant notre journée de courts moments de détente, on tient le rythme, mais en respectant notre propre cadence. Le truc, c’est de trouver son truc et de se rappeler que toutes les journées, même les plus stressantes, finissent par s’épuiser!

(1) Boucar Diouf, Sous l’arbre à palabres, mon grand-père disait…, Les Intouchables, 2007.

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2 Commentaires Poster un commentaire
  1. Judith Poulin
    Avr 1 2012

    Que de sagesse ! Pas facile, mais faisable… Et les illustrations sont de plus en plus attrayantes et inspirantes… Bravo encore !

    Réponse

Rétroliens & Pings

  1. Attache ta tuque, on se calme le pompon! | Les temps qui courent | lacapitaleblogue.com

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